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« Where is my mike? »

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Daniel J. Sandler

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MessageSujet: « Where is my mike? » Mar 20 Avr - 2:18

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Clic!


Feat Daniel J. Sandler && Eden H. Blackwood


Where is my mike?


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    La nuit s'annonce bien longue, ce soir encore. Il n'est pas encore vingt-deux heures, et me voilà déjà derrière les platines, à tenter de trouver un ordre à mon bordel habituel. Il faut toujours que je réussisse à mettre un bazar inconsidéré dans mes affaires. Il t'arrivera malheur, un jour mon petit Daniel si tu continues à ne jamais ranger tes affaires. Et tu le sais parfaitement. Mais il faut croire que tu aimes t'entêter. Oui, tu es l'homme le plus têtu que la terre n'est jamais portée, c'est absolument incontestable !

    « - Il faudra vraiment que je pense à arrêter de penser et de parler tout seul, un de ces jours aussi... »

    Daniel venait d'être embauché au Dark Snake, une boîte renommée de Bristol. Il s'était rendu compte que les caisses commençaient à être légèrement vides : Perséphone ne cessait de piquer une vingtaine de livres par-ci, une cinquantaine par-là. Lui, avait ses études à couvrir, ses clopes à acheter, et ses soirées à arroser. Bref, l'argent de papa-maman n'avait pas l'air de suffir, finalement. Et puis, il fallait bien vivre, et même en réduisant le loyer il n'arivait pas à suivre.. Un job s'était alors imposé, et il n'avait donc pas trouvé mieux que de se transformer en pseudo-DJ trois soirs par semaine, entre vingt-deux heures trente et trois heures du matin dans un club branché.

    Il n'y avait donc pas une semaine que Daniel était ce fameux DJ en question, qu'il avait déjà réussit à mettre un bric-à-brac sans nom derrière son plateau. Il faut avouer que mister Sandler n'est pas un exemple de l'ordre et du rangement, et qu'il a toujours eu un sacré mal à ordonner tout ce qu'il l'entourait, y compris sa vie, elle-même. Vous pouvez bien en discuter avec sa soeur, elle saura vous en parler...

    La boîte allait bientôt ouvrir ses portes à présent, une foule de jeunes en délire commencerait à emplir la salle, mais jamais s'il n'y avait pas de musique. Oui, la musique et l'alcool sont les deux seuls éléments pour quoi ils viennent ici. A vrai dire, ils pouraient bien rester chez eux, entre potes, et faire exactement la même chose, mais non, il faut apparement qu'on leur mâche tout le travail à ces jeunes, ils leurs faut une boîte et tout ce qui va avec.. Peut-être pour l'attrait des rencontres. Qui sait, je ne suis pas des leurs, je ne comprendrais jamais ce fonctionnement. Bref, passons mes excès de rabat-joie. Daniel commençait donc à ressentir une légère chaleur en lui, il sentait ses mains devenir moite et de fines gouttes de sueur lui dégouliner sur le front. S'il était du genre à trembler des mains, ce serait fait depuis bien longtemps. Oui oui, le jeune DJ commençait à éprouver cet étrange sensation que l'on appelle communément : le stress. Cette impression lui était plutôt inconnue et étrangère. L'angoisse n'a jamais été dans les priorités du jeune homme, qui serait plutôt d'un tempérament cool d'ordinaire... Mais disons que quelque chose avait le don de le tracasser ce soir.. Si vous avez le pouvoir de lire dans ses pensées je pense que vous comprendrez facilement ce qui le turlupine.

    Hé merde. Qu'est-ce que j'ai bien pu en faire ? Si je ne le retrouve pas dans les deux minutes, je vais me faire virer, c'est obligé. Je ne peux pas dire à tout le monde que je l'ai perdu. Ce genre de matériel doit coûter une fortune, et je n'aurais jamais la possibilité de le racheter, je suis trop ruiné pour ça !! Mais p*tain ! Qu'est-ce que j'ai pu bien faire de ce truc ? Il n'a pas pu disparaitre. Pourquoi ce genre de choses n'arrivent toujours qu'à moi ?

    « - S'il vous plaît ? Quelqu'un n'aurait pas vu mon micro ? »

    Et voilà. Qui passe encore pour le blaireau de service ? C'est bibi !



HJ : C'est vraiment tout pourri. Je suis désolée, j'ai eu un gros manque d'inspiration sur la fin. ^^' Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois.


Dernière édition par Daniel J. Sandler le Dim 9 Mai - 15:46, édité 5 fois
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Eden Hope Blackwood

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MessageSujet: Re: « Where is my mike? » Lun 26 Avr - 22:05


Quand je pense que j’ai failli me faire virer du Dark Snake. Et ouais, les employés n’étaient pas réellement censés fricoter avec les clients et j’étais carrément partie danser avec l’un d’eux. Il m’avait trop faite craquer avec son petit accent russe, je trouvais ça mignon. Je retire ce que je viens de dire, c’est trop dégueulasse ! Mais bref, j’avais passé un agréable moment même si je ne m’en souviens seulement partiellement. J’étais totalement déchirée cette nuit là, c’était un truc de dingue. Je sortais à peine d’un coma éthylique quand ça s’est produit en plus. Donc je peux vous assurer que je n’étais pas au meilleur de ma forme. Mais c’est difficile de travailler derrière un bar, je vous l’assure. Quand vous avez des dizaines de bouteilles de vodka qui vous font de l’œil et que vous savez que la moitié des gens présents possèdent plusieurs grammes de weed dans leurs poches, difficile de se concentrer, vous en conviendrez ? Mais bon, après avoir vidé une bouteille toute seule et épuisé mes réserves en herbe, j’avais finis par m’emmerder. Et le russe était bien tombé. J’avais dansé avec lui avant de me faire insulter par mon boss. Ce ne fut que le lendemain que je compris qu’il m’avait carrément virée de la boite. Il en avait marre de mes conneries. J’ai pus me racheter en promettant de ne pas recommencer et me voilà donc de nouveau !

J’étais entrée assez tôt. En tout cas, beaucoup plus tôt que la plupart des autres employés. Il devait être vingt-deux heures. Mais je n’avais rien d’autre à faire. Enfin, la fin d’année approchait dangereusement et j’avais des putains de partiels à réviser mais ça, c’était les doigts dans le nez ! J’avais une sorte de don en ce qui concernait les cours, ce qui expliquait ma forte présence à l’extérieur de l'Université et dans cette boite mal famée. Histoire de m’amuser un peu et de faire rentrer du fric sur mon compte en banque. Ma mère n’étant pas très friquée et surtout, étant très conne, je n’avais pas vraiment d’autre moyen pour me payer ce que je voulais. Mais moi ça me plaisait, j’étais bien loin de me plaindre ! J’aimais beaucoup bosser. Enfin, quand je dis « bosser » cela veut surtout dire « glander et rencontrer plein de monde » ! Surtout que le Dark Snake, c’était parfaitement LE lieu où rencontrer des gens totalement étranges voire même des mafieux. Ça, c’était la classe.

En attendant l’ouverture, je n’avais pas grand-chose à foutre. Je m’étais avachis sur un des canapés plutôt confortables réservés aux habitués - comme les mafieux justement - et qui était situé juste à côté de la piste de danse. En face de mon bar quoi. J’étais donc avachis là-dessus avec les pieds croisés sur la table basse - croisé parce que je portais une jupe assez courte même si j’avais des Dc Martens. J’avais une clope à la main et une cannette de bière dans l’autre. La bière, j’aimais bien. C’était le seul alcool qui ne me faisait rien avant la septième canette et qui était assez rafraîchissante et agréable. Et ainsi, je n’allais pas me faire virer pour consommation de vodka ou travail en étant d’ivresse ! Ce genre d’alcool, n’importe qui était capable de le tenir sans mal. Nan je déconne, il fallait tout de même avoir dépassé un certain stade pour tenir autant l’alcool. N’empêche que plus on tient l’alcool, plus ce dernier devient cher ! Quelle arnaque !

Alors que je tirais une latte, mes yeux se fixèrent sur un type qui m’était inconnu. Enfin en partie du moins. Je savais juste qu’il s’appelait Daniel et que dorénavant, il allait bosser avec nous au Dark Snake. D’après ce que je savais, il remplaçait le DJ qui était partit la semaine dernière et c’était le premier soir de la semaine où j’allais bosser en même temps que lui. En même temps, je ne travaillais ici que trois fois par semaine - quatre quand j’avais besoin de fric - et donc, je n’avais pas eu l’occasion de le croiser en chair et en os. Et là, c’était donc l’occasion. Pour me faire une première idée, j’avais commencé à l’observer alors qu’il installait tout son matos. Il semblait un peu largué parfois si bien qu’il m’arrivait d’esquisser de brefs sourires doucement moqueurs en le regardant faire. Ça me changeait de l’ancien DJ en tout cas. Parce que c’était un vrai bourrin coureur de minettes ! Bon d’accord, je ne connaissais absolument pas ce Daniel mais à première vue, il ne me semblait pas être le genre à s’approcher d’une fille en lui disant « Y a des chambres là-haut, ça te tente poulette ? ». Je le fixais encore. Non vraiment pas son genre ! Il avait un air plutôt angélique et je trouvais bizarre qu’il ait choisi ce bar pour bosser. J’avais encore besoin de les « étudier » un peu lui et son comportement avant d’engager la conversation avec lui. Enfin, si jamais il nous venait l’occasion de causer ! Surtout que je n’étais pas du genre à m’étaler lorsque je parlais.

« S'il vous plaît ? Quelqu'un n'aurait pas vu mon micro ? »
Je relevai soudainement la tête, moi qui avait commencé à m’endormir sur place. J’eus un petit rire nerveux. C’était trop drôle de le voir aussi perdu. J’avais terriblement envie de l’aider, surtout que je voyais son micro de l’endroit où j’étais. Mais c’était tellement marrant. Bon d’accord, j’étais un peu méchante mais il fallait bien s’amuser un peu non ? Je bus une gorgée de bière avant de prendre la parole.

« Derrière les platines. » Lançai-je en montrant rapidement avec la main qui tenait la cannette, un petit sourire sur les lèvres.
Bravo le nouveau. En même pas une minute, il aurait réussi à me faire parler et à faire une bonne action ! Chose que la plupart des gens n’ont jamais pu faire alors qu’il me connaissaient depuis plusieurs années. Je me demande même si Eury avait déjà réussi un tel exploit. C’était peu probable. Je souri à Daniel avant de tirer sur ma cigarette et de terminer la cannette en faisant un cul sec avec ce qu’il restait à l’intérieur. J’avais terriblement envie de lui parler, de faire connaissance. Mais si je me mettais soudainement à faire le premier pas, plus personne ne pourrait m’appeler Eden Blackwood, la fille mystérieuse qui ne parle jamais dont les gens ne connaissent que le nom et le prénom.


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« What do you want me to be ? I can't control myself. It's just like this. I can't change who I am, it's impossible. I have never felt anything at all. I can't hate you, but I can't love you as well. I just wanna enjoy life. That's it. »


Dernière édition par Eden Hope Blackwood le Mar 27 Avr - 12:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Where is my mike? » Lun 26 Avr - 23:28

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    La soirée avait plutôt bien commencé, il avait vu quelques amis et se soeur lui avait raconter quelques ragots. Il était bien dans sa tête, tout s'annonçait à merveille, en d'autres termes : une bonne soirée. En effet, Daniel avait trouvé un job qu'il appréciait assez, où une bonne ambiance régnait, et où il se débrouillait relativement bien (tout reste très relatif, bien entendu). Bref, tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes, jusqu'à ce second soir de travail, où quelque chose devait forcément mal se passer (il y a toujours quelque chose qui tourne mal lors des premiers jours de travai, c'est bien connu) : ce fameux micro restait introuvable. Daniel avait beau chercher dans tous les recoins, soulever les quelques papiers qui trainaient, les CD, et autres babioles, aucun micro ne venait à lui. Et même après avoir regarder trente-deux fois sur le même papier, ving-six sous la pile de CD, et quarante-sept fois dans les étagères, rien en vue. Il s'était même décidé à passer outre une honte générale, en demandant ouvertement si quelqu'un ne l'avait pas vu. Cet appel n'avait apparement mené à rien, et personne ne semblait vouloir aider aux recherches. Oui, personne ne semblait s'inquiéter pour son avenir dans la boîte. A vrai dire, si au bout de son deuxième jour, il devait perdre un micro, son destin s'appelait viré. Ainsi, personne ne réagit. Personne, jusqu'à ce qu'une voix s'élève à travers la salle.

    - « Derrière les platines. »

    Le jeune homme leva la tête, et passa sa main derrère ses platines, comme l'avait indiqué la fille derrière le bar. Par l'opération du saint esprit, sans doute, le micro s'y trouvait. Jamais Daniel n'avait été si soulagé, non pas pour le micro, mais plutôt pour sa place, et l'argent qu'il pouvait gagner ici. Il observa le micro, et décrocha un léger sourire de satisfaction. « Sur le fil » pensa-t-il. En réalité, il lui restait encore une petite quinzaine de minutes avant que le club ne fasse son ouverture, mais ça ne l'empêchait pas de sentir un énorme poids le délivrer. Après plusieurs secondes à fixer son trophé, il tourna la tête en direction de sa sauveuse. Il l'observa. Il voyait seulement le buste de la jeune fille, mais il ne pu s'empêcher de la décrire intérieurement. Elle semblait élancée, et très bien faite. Il passa par chaque détails de ce qu'elle était, de ses cheveux, à ses yeux, en passant par sa poitrine et son style vestimentaire. Il ne fallut pas une éternité à Daniel pour s'apercevoir qu'elle était ravissante. De toutes manières, un remerciement s'imposait, donc pourquoi ne pas non plus faire plus ample connaissance...
    Comme à son habitude (oui, c'était devenu une réelle habitude, depuis le temps), Daniel restait simple et mystérieux, il ne montrait pas son intéressement, et se laissait guider par son interlocutrice. Ainsi, il resta sur son piédestal, devant les platines, et sans la quitter des yeux lui adressa enfin la parole.

    - « Merci, c'est sympa, je pensais que personne n'allait jamais me répondre. »

    Il lui avait fallut presque une minute avant de rétorquer quelque chose, mais en réauté, il ne savait pas comment réagir à son geste. Elle avait été très sympa de répondre à son appel, mais elle aussi avait prit son temps. Sa façon d'être lui rappelait vaguement une vieille amie. Elle semblait très ténébreuse, et détâchée de ce qui l'entourait. Son visage était froid, mais gardait quelque chose de beau et d'agréable à regarder, comme si elle enfermait le bonheur qu'elle vivait. Il ne l'avait jamais vu auparavant, et pourtant, il avait comme l'impression de l'avoir toujours connu, et de la cerner parfaitement, dans ses moindres détails.

    Bon, sale tâche. Que fais-tu ? Tu bouges, ou tu restes sur ton estrade ? Tu vas prendre un verre de quelque chose, ou tu vas crâmer une dernière clope dehors, avant l'ouverture.. Oui, elle est fumeuse, tu peux lui demander une cigarette, et aller en fumer une avec elle ! Ah, quelle bonne idée. Je ne suis peut-être pas si stupide que ça, finalement. J'ai l'impression d'être un génie lorsque je me parle à moi-même, c'est vraiment prodigieux.

    - « Tu n'aurais pas une clope pour moi ? J'ai oublié mon paquet chez moi. »

    Mais bien sûr ! Qui pourrait croire à un tel tissus de mensonges ? Un vrai fumeur garde son paquet à portée de main, c'est bien connu. A moins d'être ruiné, il n'y avait pas de raison.. C'était comme le téléphone, toujours dans la poche ! Malgré le travail, rien ne pouvait séparer Daniel de son cellulaire. Il avait tout laissé dans son casier, sauf ce dernier. Je crois qu'à un tel niveau, on peut parler d'addiction. Mais c'est bien vrai, n'importe qui peut se dire à un moment donné dans une journée : « Tiens, je vais appeler Daniel. »...
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Eden Hope Blackwood

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MessageSujet: Re: « Where is my mike? » Dim 9 Mai - 22:00


J'étais vraiment une saloperie comme fille. Jamais aimable, toujours à se foutre de la gueule des autres, à rire de leur malheur. Et alors ? Je t'en pose des questions moi ! Je suis née comme ça et je compte le rester jusqu'à la fin de ma vie. Je suis une erreur de la nature ; il ne fallait pas que je naisse. Il avait dû y avoir une sorte de bug lorsque ma mère est tombée enceinte. D'ailleurs, le simple fait d'avoir des jumeaux et une sorte de malformation. Et dans ce cas, peut-être ma sœur avait-elle hérité d'une conscience ainsi que d'une capacité à ressentir des trucs. Ce dont moi je n'avais vraiment pas hérité. Moi j'étais plutôt le côté noir des jumelles. C'était un peu comme si une seule personne avait été carrément découpée en deux parties. Elles pourraient sembler identiques à première vue, par leur apparence simple. Mais en y regardant de plus près, on pourrait facilement voir qu'une de ces parties semblait n'avoir absolument rien à l'intérieur. Le vide presque total. En fait, il y avait le bon côté et le mauvais côté. Eury avait hérité du bon, et moi du mauvais. Mais ça vous l'auriez deviné n'est-ce pas ? Je le savais. Pourtant, on aimais les mêmes choses généralement. Enfin, elle, lorsqu'elle emploie le verbe "aimer", c'est sincère. Moi, je dois faire semblant. Je ne peux aimer les choses à proprement parler. Je suis le côté obscur et froid des sœurs Blackwood. Et pas la peine de me demander de préciser un peu plus, j'en sais autant que vous. Si on peut dire.

Pourtant, dans ce cas là, c'était totalement innocent. Bon d'accord, j'aurais vraiment voulu le voir chercher encore un peu et ce n'était pas de la pitié que j'avais ressenti, loin de là. Je ne pouvais pratiquement rien ressentir. En fait, le sentiment que je ressentais le plus souvent, c'était celui qui arrivait avec le rire. Je ne connaissais son nom exact. Mais j'aimais beaucoup rire, m'amuser en quelques sortes. Et rire du malheur des autres, c'était tout à fait mon truc. En plus, on ne pouvait me rendre la pareille, car moi, il ne m'arrivait jamais rien de bien malheureux. Et là, vous pouvez penser que c'est totalement faux et qu'il m'arrive forcément des choses sombres parfois. Oh oui, il en arrive. Mais en plus de rire du malheur des autres, je ris aussi du mien ! Comme je l'ai déjà dis, je suis totalement barrée comme fille et personne ne trouverait jamais l'explication à un cas aussi complexe. Jamais il ne m'arrivait de pleurer, jamais il ne m'arrivait de regretter, jamais il ne m'arrivait de compatir, jamais il ne m'arrivait d'aimer pour de vrai. Ça avait un petit gout de liberté, comme de prison, et je prenais tout de même le risque de vivre avec, en feignant des sentiments pour éviter qu'on ne remarque trop ma différence.

« Merci, c'est sympa, je pensais que personne n'allait jamais me répondre. »
Je haussai les sourcils. En même temps, nous n'étions pas beaucoup dans cette pièce. Peut-être étions nous trois en cet instant. Lui, le patron et moi. Personne n'arrivait jamais aussi tôt. Et il pouvait déjà s'estimer heureux que quelqu'un lui réponde, surtout moi. Le patron paru même surprit d'entendre ma voix, surtout pour aider quelqu'un. Encore une fois, bravo le nouveau, c'était une grande première. Allez, on ouvre les bouteilles ! Un sourire toujours au lèvres, je voulu boire de nouveau un coup de bière mais je l'avais déjà terminée. Et merde, c'était dommage. J'en reprendrai une lorsque j'aurai le courage de me lever. En observant le jeune inconnu, je pu voir à la fois de la reconnaissance mais aussi de l'énervement. Cela me surpris. Nous n'étions pas assez réactifs pour lui ? Mais peut-être que pour parvenir à lui indiquer où étaient caché son foutu micro, il nous fallait tout d'abord le trouver nous même non ? Je soupirai en recrachant de la fumée de cigarette préalablement aspirée avec force. Je ne quittais cependant pas le nouveau des yeux, étudiant toujours sa façon d'être pour mieux identifier sa personnalité. C'était toujours très intéressant à faire lorsqu'on s'emmerdait profondément. Bon là, je ne m'emmerdais pas spécialement mais puisque j'avais l'occasion de m'amuser. Ouh là. Il était en train de venir vers moi, et il voulait quoi au juste le nouveau ?

« Tu n'aurais pas une clope pour moi ? J'ai oublié mon paquet chez moi. »
C'était un petit comique en plus. A moins qu'il ne s'agisse que d'une vulgaire tentative de drague ? Avec les mecs, on pouvait s'attendre à tout et à n'importe quoi. Tirant de nouveau sur ma cigarette, je le fixais sans flancher, les yeux légèrement fermés. Tout ça pour donner l'impression que j'étais en intense réflexion. Du genre " Est-ce que je le fais encore chier, je fais trainer ma réponse ? " Je pouvais désormais barrer le "timide" de sa fiche de personnalité fabriquée dans ma tête. Oui, j'avais une fiche comme ça pour chaque personne que je rencontrais. Et même si ma mémoire était meilleure lorsque j'avais les éléments directement devant moi - mémoire visuelle - je possédais tout de même une mémoire d'éléphant très pratique.

J'envoyais de la fumée sur lui tout en relevant les sourcils. Il était facile de voir que je ne le croyais pas, et j'avais nullement besoin de mot pour le montrer. J'esquissai ensuite un petit sourire mesquin en lui tendant mon paquet. J'espérais qu'il n'ait pas oublié son briquet. Car je tenais particulièrement à mon zippo. A par moi et le vendeur, personne ne l'avait jamais touché. Il y avait un phénix plutôt joli dessus. Il m'avait coûté la peau du cul cet enfoiré et il ne m'était jamais arrivé de l'égarer. J'attendais patiemment que le nouveau prenne une clope dans mon paquet pratiquement plein avant de le fourrer à sa place habituelle, dans ma veste en cuir. Après quoi, je l'observais toujours de façon éhontée. Je n'allais pas me mettre à parler comme ça, il fallait qu'il engage une conversation s'il voulait que je cause. Et encore, même de cette façon, il n'était pas sûr que je me mette soudainement à parler. J'avais déjà beaucoup utilisé ma salive aujourd'hui.


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