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It's tea time, my friend! (PV)

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Stefan McFire

_ NANCY BOY _

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MessageSujet: It's tea time, my friend! (PV) Ven 9 Juil - 22:44

Stefan se tenait debout devant son lit, au beau milieu de la pièce, vêtu d’une manière plus extravagante que jamais. De ce qu’on pouvait entrevoir, le jeune homme était décidément en pleine forme. Il avait récupéré au fond d’un carton tout poussiéreux qui trainait dans son placard aux portes grinçantes, une vieille perruque rose qui avait déjà fait son temps mais qu’il conservait précieusement tant elle était importante à ses yeux. Elle n’était plus très bien coiffée, mais peu importe. Stefan ne s’en trouvait que plus beau. Pour aller avec cette jolie coiffe, l’étudiant s’était tartiné les paupières d’eye-liner et de fard à paupières aux nuances bleues claires. Au coin de l’oeil, quelques fines paillettes faisait ressortir ses yeux verts étincelants. Il avait certainement dû y passer l’après-midi, sans compter tous les strass qu’il s’était collé un peu partout sur le visage pour tenter de briller par son originalité. On aurait dit qu’il sortait tout droit d’un film destiné à une légère partie de la population qui raffolait de ce genre de déguisement. Ou bien d’un reportage sur la communauté qu’il représentait allègrement. Pour aller avec ceci, Stefan avait acheté un ensemble qui sortait de l’ordinaire lors d’une brocante. Cette tenue datait elle aussi, et ne sentait plus vraiment très bon. Mais peu lui importait, car quand on aime, on ne sent pas. Il était donc habillé d’une veste nacrée multicolore, ou plusieurs taches se rencontraient et se mélangeaient pour ainsi créer des couleurs encore jamais vues jusqu’ici. En-dessous, il portait un petit chemisier blanc avec de longues manches qui couvraient la moitié de ses mains, et qui se terminait sur de jolis petits liserais en dentelle un peu jaunis... En guise bas, il portait un pantalon de velours violet assez clair, qui lui collait à la peau plus que de raison. Enfin, il s’était acheté des bottes viollettes fluo couvertes de paillettes alors qu’il habitait encore à côté de Londres et qu’il fréquentait des magasins un peu étrange...

Dans son magnifique accoutrement, le jeune homme scrutait les moindres détails de cette pièce qu’il connaissait presque comme sa poche. Quelques cartons qui n’étaient pas encore ouverts trainaient par-ci, par-là et lui servait provisoirement de table de chevet ou d’étagère. Preuve donc qu’il venait d’emménager très récemment... Stefan posa ensuite son regard sur les deux objets qu’il tenait dans ses mains : une grosse fleur couleur rose bonbon, et une cigarette. Ils semblaient tout deux magiques, et le jeune homme savait tout au fond de lui-même qu’il devait faire un choix entre la plante ou la nicotine. Il n’aurait pas su l’expliquer ni le démontrer. Il savait que c’était ainsi, et ce n’était pas discutable. Alors que faire? Parler à cette fleur et la voir éclore et devenir encore plus belle, ou tenter d’allumer cette cigarette pour calmer son cerveau qui commençait à bouillonner? Dilemme. Son regard se dirigeait tour à tour vers sa main droite ou gauche, comme s’il cherchait une quelconque notice qui lui permettrait de trouver la meilleure solution à son problème. Mais rien ni personne pour le guider... Mais là, juste au fond de la poche de sa veste, il sentait quelque chose! Ca lui semblait étrange, puisque ça bougeait! Un animal? Un humain miniature? On ne sait jamais... Si ce truc pouvait l’aider, alors c’était bien volontiers! Stefan ne pouvait rien faire. Englué aux deux objets, ses mains était prisonnière de sa décision. Une perle de sueur roula sur sa tempe. Il commençait à paniquer et à perdre tous ses moyens. Il tentait de contrôler sa respiration, mais rien n’y faisait vraiment. Il sentait son rythme cardiaque battre la chamade, comme si son coeur s’écrasait contre ses côtes à chaque battement! Dans un hurlement, il finit par laisser tomber la fleur, et venait ainsi de perdre une partie de lui-même. La douleur était intense dans tout son bras gauche, et il s’écroula sur le sol comme un vieux tas d’os qui ne vivrait plus. Retrouvant une respiration calme et posée, il plongea sa main endolorie dans la poche de sa veste. Si la chose mobile qui s’y trouvait n’avait pas pu l’aider, elle pourrait au moins confirmer son dangereux choix... Mais Stefan n’y trouva rien d’autre qu’un simple bout de papier froissé qui s’amusait à se plié et à se déplier à l’infini. Au dos de celui-ci, il était écrit en lettres majuscule de façon plutôt négligée le prénom d’une connaissance. Eurydice.

Stefan - M*RDE! Eurydice!!

Le jeune homme se réveilla en sursaut. Il avait atrocement chaud et cette fois-ci la sueur dégoulinait réellement de son front brulant. Il saisit le réveil qui se trouvait juste à côté de son lit, pour vérifier la position des aiguilles. 15:47. Surpris, Stefan ne put s’empêcher de jurer dans toutes les langues qu’il connaissait. Il avait donné rendez-vous à Eurydice chez lui, à 16 heures tapantes, et il n’était pas encore prêt. Encore un peu assommé de la veille, il avait à peine le temps de prendre une douche et de se faire une «beauté» pour ainsi pouvoir accueillir la jeune fille comme il se doit. Ils s’étaient vus plusieurs fois au coeur des derniers jours dans diverses soirées, divers bars qu’ils aimaient fréquenter tous les deux, et Stefan était ravi de cette rencontre. Lui qui venait à peine de débarquer à Bristol, il cherchait avant tout à se lier d’amitié avec d’autres jeunes gens histoire de ne pas se sentir coupé du monde et de ne pas devenir complètement taré, tout seul enfermé dans son gourbi. Il s’empressa donc de se choisir un jean et un caleçon dans sa grande armoire qui prenait pratiquement toute la place dans sa petite piole, et se rua dans sa salle de bain pour s’y enfermer et passer les dernières minutes qu’il lui restait à se rendre présentable. Première chose, rasage. Tant pis pour les blessures, ça fait virile... Enfin, ça fait surtout manchot! Une petite douche, un brossage de dents et puis hop! Pas le temps de dire ouf, elle serait là d’une minute à l’autre.

Quand la sonnerie de la porte retentit, Stefan était fin prêt. Il se dirigea dans l’entrée, souffla un grand coup pour ne pas paraître plus stressé qu’il ne l’était déjà, s’éclaircit la gorge (afin d’éviter d’avoir la même voix que Choubacka, puisqu’il venait à peine de se réveiller), et posa sa main sur la poignée. Etait-ce le bon choix à faire, une fois de plus? Il n’en savait rien. Il ne réfléchissait plus et avait déconnecté son cerveau du reste de son coeur. Tellement qu’il ne s’était pas rendu compte qu’il était encore torse-nu, toujours ruisselant en raison de la douche qu’il venait de prendre... Il avait encore une serviette dans le haut de sa nuque. On aurait dit qu’il sortait tout droit d’une série américaine, vous voyez le genre? Tout ça pour dire que sans le savoir, il incitait franchement au vice...
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Eurydice P. Blackwood

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MessageSujet: Re: It's tea time, my friend! (PV) Sam 10 Juil - 1:21




    « Eurydice ? »
    « … »
    « Eurydice ?! »
    « … »
    « Bordel Eurydice, réveille-toi ! »
    « Huh… ? »
    « Réveille-toi ! Faut dégager la chambre ! »
    « Merde… »


La jeune femme se leva avec peine. Elle était tout habillée et sa tête devait peser plus lourd qu’une boule de bowling. Sa soirée de la veille avait été assez… mouvementée. L’alcool coulait à flot et elle serait incapable de préciser combien de bouteilles de vodka elle avait bien put boire. Ceci, plus sa weed et la coke qu’elle avait trouvé dans la veste d’un mec étalé sur le sol, complètement déchiré, l’avait achevé. Elle avait l’impression que le monde autour d’elle n’existait pas, que tout n’était qu’illusion. Le visage d’une amie ressemblait plus à un poisson qu’à autre chose. Cependant, comment un poisson était-il capable de respirer hors de l’eau et d’emballer toutes les affaires se trouvant dans la petite chambre universitaire. Contrairement aux autres chambres, celle d’Eurydice était pleine à craquer. Il y avait des habits dans tous les coins, des objets divers ainsi qu’une énorme boite de maquillage. C’était sa seule maison et ce n’était pas elle qui retournait chez sa mère pendant le week-end ou les vacances, non. Mais elle était obligée de s’y retrouver pendant les vacances d’été. Lorsque cette réalité la frappa, elle se réveilla soudain. Avant que les surveillants ne se décident à venir la foutre proprement dehors, la jeune femme se leva et s’accroupit au fond de la salle. Elle souleva une latte du planché et en sortit un sac blanc. A l’intérieur se trouvait différentes drogues. Mais cela, son amie n’avait pas besoin de le savoir. En le jetant dans une des valises, la brunette en profita pour arranger rapidement ses cheveux ainsi que le maquillage qui avait coulé durant la nuit. Elle allait sortir en ville, elle n’allait tout de même le faire en ressemblant à un zombie…

Eurydice descendit du bus, pris ses valises et se posa devant la maison familiale. Elle sortit un paquet de cigarettes de sa poche et en alluma une. Il lui faudrait du courage et surtout de la nicotine. Beaucoup de nicotine. Elle attrapa ses valises et son sac et entra dans le monde des enfers. Comme à son habitude, sa mère était entrain de baiser avec un mec sur la table de la cuisine. Heureusement pour la jeune femme, elle n’avait pas faim. Elle monta les escaliers et, en arrivant dans sa chambre, se laissa tomber sur le lit. Certaines personnes diraient qu’il est bon de rentrer chez soit. Pas elle. Elle rêvait de retourner dans cette chambre minuscule qui était désormais toute sa vie. C’est pour cette raison qu’en vidant ses bagages, elle laissa ces derniers non loin de la porte, au cas où.

Il était trois heures de l’après-midi et Miss Blackwood ressemblait à un fantôme. Il fallait faire quelque chose. Vite. La jeune femme se leva et commença par se déshabiller. Elle pénétra dans la salle de bain avant d’entrer dans la douche et de faire couler une eau glaciale. Elle avait réellement une tête énorme et tout ce qu’elle voulait c’était une aiguille afin de la faire exploser une bonne fois pour toute. Après une bonne demi-heure, la brunette se décida enfin à sortir de l’habitacle. Elle prit son lisseur et s’occupa de ses cheveux. Elle faisait tout comme un robot et elle retourna dans sa chambre une serviette autour du corps, les cheveux secs et lisses. Elle attrapa une nouvelle cigarette et, en cherchant son briquet dans les poches de sa veste, elle trouva un bout de papier noté d’une adresse. Tout s’alluma brutalement dans son esprit. Stefan, seize heures. Merde.

Elle se leva comme un boulet de canon et attrapa un tee-shirt noir ainsi qu’un gilet de la même couleur sombre. Elle enfila un simple jean et quelques accessoires nécessaires à une bonne allure. Dans un sac elle jeta différentes choses, la plupart lui seront sans doute inutiles, mais elle n’avait pas le temps de trier. Avant de descendre les escaliers elle enfila une paire de chaussures à talon beiges et prit les clefs de la voiture qui étaient posées sur la table de la salle à manger. Elle espérait qu’Eden n’en aurait pas besoin, mais elle était déjà assez en retard. Elle démarra une cigarette à la bouche et partit en direction de l’adresse indiquée sur le petit bout de papier. Heureusement pour elle, ce n’était pas bien loin de sa propre maison et elle se gara à seize heures moins cinq. Elle n’aimait pas particulièrement être en retard et se débrouillait toujours pour être à l’heure ou, dans le cas présent, avec trois minutes d’avance. Bref, le fait était qu’elle sonna et que, lorsque la porte s’ouvrit elle ne put que retenir sa respiration.

Devant elle se trouvait bel et bien Stefan. Elle l’avait rencontré à de nombreuses soirées et avait appris qu’il venait tout juste d’arriver de Londres. Quelques cartons devaient par conséquent se trouver dans l’appartement et pourtant, malgré son assez bon sens de l’observation, Eurydice ne vit rien. Rien à part le torse mouillé de l’homme qui se tenait devant elle. Elle voulait simplement le toucher. C’était rare de ressentir ce genre de choses ces derniers temps. Et pourtant, cela était entrain d’arriver. La jeune femme sourit. Grandement. Ce mec était vraiment mignon. Elle lui laissait cinq minutes. Après cinq minutes, elle ne répondrait plus de rien.

    « Salut Stefan. »



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    « In your dreams everything is real. It's not because you will wake up at the end that nothing happened. All your life can change just because of a dream. The person you see. The thing you hear... » EURYDICE PANDORE BLACKWOOD
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